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208 GTi By Peugeot Sport : Grand Concerto

Déjà essayée pour nos passionnés de GTi, la 208 GTi griffée By Peugeot Sport continue de nous intriguer. Son catalogue a été mis à jour, avec l’apparition d’une nouvelle teinte biton bimatière et une nouvelle interface multimédia. Refaisons donc un tour d’horizon de la bombinette Sochalienne, en comparant son caractère à la brochure de la 205 GTI de 1984.

Prise en main

C’est sur les petites routes du Jura que nous décidâmes de promener cette GTi 2017, en compagnie de son ancêtre de 1987. Il s’agit d’un des premiers modèles développant la puissance maximale de 130 chevaux, après l’arrivée en fanfare de la version 1.6 115 chevaux en 1984. Les deux voitures revendiquent la même parenté GTi, et, chacune à leur manière, un style sportif et distingué, sans aucune vulgarité. L’élégance transparaît derrière les apparats sportifs : jantes alu, hauteur de caisse abaissée sont les points communs entre ces deux énervées. Pour le reste, tout les sépare : le bloc atmosphérique de l’ancêtre fait place à un moteur turbocompressé à 1,4 bar.

Nous débutons à Baume-Les-Messieurs, petit village dans une reculée : nous sommes perdus au milieu de belles chutes d’eau, et de quelques touristes qui étaient déterminés à atterrir ici. Nous sortons quelques archives de la 205, et le dossier client de 1984. Les phrases d’accroche sont tellement suggestives, que nous nous demandons bien ce qu’elles donneraient sur la 208 GTi By Peugeot Sport :

On peut dire que la phrase d’accroche matche plutôt bien avec le caractère des deux bombinettes. D’ailleurs, le badge GTi continue de trôner fièrement sur la malle arrière. Mais une chose nous chiffonne. Nous échangeons les voitures, et on repart. La grosse noire et bleue suit avec docilité la petite grise. Mais précisons : la grise n’a rien de grisant ! Et la bleue n’en est plus une : elle nous prouve de quoi elle est capable. Les virages s’enchaînent, et déjà deux mondes nous séparent : le comportement moteur n’est pas le même.

L’effet turbo de la 208 GTi est redoutable, tandis que la 205 GTI doit garder un régime plutôt haut perché. Au niveau des trains roulants, le différentiel Torsen de la 208 apporte davantage d’agilité au train avant qui rentre plus fort dans les virages, en se permettant une reprise de traction beaucoup plus tôt que la 205.

Mais la 205 profite de son poids plume. Toutefois, les deux ont un train arrière baladeur, avec un petit détail qui fait la différence : il s’agit de ce voyant d’ESP qui clignote à l’intérieur du i-Cockpit de la 208 GTi. Calibré de manière à permettre davantage de figures, il est donc beaucoup moins intrusif pour n’intervenir que si les choses se gâtent. Pour les pilotes, rassurez-vous : il est entièrement déconnectable.

Au niveau des similarités, la rigidité de la caisse nous semble plutôt similaire : la 208 est raide comme il faut, le châssis est exempt de défauts, et communique, à travers le volant et les pédales, le ressenti de la route. Il n’y a aucun doute à avoir, la 208 GTi griffée By Peugeot Sport a des pattes aussi agiles que son aïeule.

Du côté du freinage, le mordant de la 208 GTi est bien meilleur, grâce à des étriers 4 pistons et des disques de 323mm de diamètre et 28 mm d’épaisseur.

Les paysages défilent : nous localisons les points d’intérêt pour la future sortie Nationale du Club. Il y a une cascade de belles routes, mais aussi des cascades… en cascade. On la 208 au pied de l’une d’elles, pour quelques photos. Les gens s’approchent, et sont curieux de cette teinte dotée d’une coupe franche oblique au niveau d’ailes arrière marquées par une ligne de caractère prenant naissance dans les portières, pour enserrer des feux arrière à griffes rouges. Autant dire qu’il faudra assumer cette livrée, qui est tout de même moins visible que la version rouge.

« Tu l’as encore, ce dossier client de la GTI de 1984 ? »

Au restaurant, nous faisons le débrief de cette première partie de parcours. Et nous ressortons ce dossier client de 1984. C’est trop tentant, alors on fait quelques bricolages.

C’est vrai qu’on est bien dedans. La position de conduite est tout de même plus haute que sur la 205. Aussi, les montants de pare-brise sont plus larges, tout comme ces portes, plus lourdes. Mais pourquoi se plaindre ? C’est avant tout un gage de sécurité. Alors, finalement, c’est plutôt rassurant de se dire qu’on est dans un écrin solide. On pourrait aussi vanter les sièges très enveloppants, dont les mousses ont l’air de tolérer davantage les cuisses qui s’appuient sur les côtés quand on descend ou quand on monte dans le véhicule. Bon point, qui était un véritable talon d’Achille sur les 205.

L’ambiance intérieure est noire est rouge, avec ce compteur tête haute décoré de deux cames éclairées en rouge, en rappel aux sûrpiqures de la planche de bord, ou encore du point-milieu du volant cuir. Une fois installé, on trouve facilement ses repères. Certains peuvent être gênés par le siège baquet pour passer les rapports pairs, mais ce n’est pas un souci que l’on a remarqué. Nous avons fait un peu de route avec, ne serait-ce que pour aller chercher la voiture à Paris, au siège du Groupe PSA. Et sur autoroute, on apprécie davantage la 208 que la 205 : le confort et le silence sont des atouts précieux. Sans oublier le régulateur-limiteur de vitesse, qui est de série. Sur Nationale, les relances sont correctes, et, vous le verrez, la consommation est honorable pour un véhicule de cet acabit. Une fois de plus, la brochure Peugeot de 1984 est toujours d’actualité.

C’est vrai que nous sommes plutôt heureux de nous conduire dans cette petite bleue : elle sait se faire remarquer, avec son échappement plutôt sonore et ses décharges à chaque levé de pied. C’est plutôt discret, on aurait aimé à peine plus de sonorité, mais peut-être que le faible kilométrage de la voiture (moins de 10.000 kilomètres) explique son petit mutisme.

Nuit des étoiles : la culture GTI ne s’étiole pas

Profiter de la Nuit des Etoiles dans le Jura permet de s’exercer à reconnaître les casseroles de la Grande Ourse, ou le W de Cassiopée. Entre autres. Ce sont des moments de calme, loin de la pollution visuelle des villes et du rythme stressant des hypercentres. On pense à la journée et à ses deux bombes, et à Gérard Welter, père de la 205, qui nous a quitté le 31 janvier 2018. On associe souvent les étoiles aux personnes qui sont parties, alors, en hommage, on ressort encore le dossier de 1984.

Ce Grand Concerto en 208 GTi, c’est un peu en hommage au travail réalisé, il y a plus de trente ans. Aujourd’hui, on ne l’oublie pas. Peugeot, avec ces modèles badgés GTi By Peugeot Sport, contribue à faire du badge GTI un argument pertinent sur le marché. Et nous, les passionnés, continuons à alimenter la passion en entretenant nos grand mères.

Consommation relevée

Sur les 1800 kilomètres parcourus, nous avons relevé une consommation moyenne de 6.4 l/100 km, à une vitesse moyenne de 60 km/h. Notre tracé a alterné routes nationales, autoroute et petites routes Jurassiennes, se décomposant comme suit :

  • 5.4 l/100km sur route nationale
  • 7.1 l/100km en urbain
  • 9.2 l/100km en conduite soutenue

Retrouvez notre essai 208 GTi By Peugeot Sport sur Peugeot News

Galerie photos

Merci à Marc pour sa présence et le prêt de sa 205 GTi. Ainsi qu’à Leslie pour son aide sur les prises de vue. Nous tenons à remercier chaleureusement Aurélie Denizanne et Valérie Grégoris, de la team e-PR Peugeot, pour le prêt de la voiture.

A propos de Tobias

Je combine ma passion pour l'écriture à celle de la 205 GTI, en passant par la photographie, les nouvelles technologies, et beaucoup de curiosité.

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