L’histoire de la 309

L'histoire de l'intrépide 309

Son histoire Issue du projet Talbot C28, ce modèle devait remplacer la Talbot Horizon sous le nom « Arizona ». Suite aux difficultés sociales et économiques de Talbot, elle a finalement été commercialisée sous la marque Peugeot. En conséquence, elle s’est positionné entre Peugeot 205 et 309, d’où une numérotation spéciale en X09 et un style de décalage avec la marque jusqu’au restylage. La 309 emprunte la plateforme de la 205, laquelle a été rallongée aux extrémités pour l’occasion. Les portes sont d’ailleurs communes aux deux modèles. Le hayon arrière des premiers modèles n’a pas d’armatures : la porte est fixée directement sur la « bulle » arrière, elle-même collée aux charnières. Aujourd’hui de sérieux problèmes de solidité. Jusqu’en juillet 1989, les versions basse 1.1, GL 1.1, GL Profil. 1.3, et GR 1.3 seront équipées de moteurs essence d’origine Simca-Talbot. Ces deux moteurs (1EA et G1A) avec un carter en fonte et un arbre à cames latéral, sont très robustes mais bruyants, et requièrent peu d’entretien. Il n’y a d’ailleurs pas de courroie de distribution, ces moteurs conservant la distribution par chaîne.

La version profil se distingue par des éléments améliorant l’aérodynamisme : carénage dessus le moteur et la caisse à l’arrière, pare choc obturés, enjoliveurs intégraux et petit béquet de coffre qui font baisser le grand CX à 0,30, contre 0,33 pour les autres modèles. Plus haut dans la gamme, le moteur XU commun au groupe PSA, entièrement en aluminium, avec arbre à came en tête et monté sur les versions GR 1.6 (XU 51C), SR (XU 51C) et GT 105CV (XU 92C). A l’occasion du lancement de la carrosserie 3 portes, en 1987, la gamme sera complétée d’une version sportive GTI qui connaitra plusieurs variantes dont la réputée GTI 16. La concurrente française de la 309 est la Renault 11. A la fin des années 80, les GTI constituent un segment très important dont aucun constructeur ne veut être absent. Peugeot mène alors la danse dans cette catégorie, avec les 205 rallyes, 205 GTI et 309 GTI… Pour contrer cette 309 GTI justement, Renault met au point une 19 16S. Celle-ci représentée fin 1988, voit sa production constamment retardée.

Peugeot a donc le temps de même au point la réplique. La méthode sera simple, elle consistera a installer le moteur 16 soupapes de la 405 MI 16 dans la 309. Cette idée se révélera comme étant une grande idée. En effet, la 405 pesant plus de 1200 kg étant une bombe lorsqu’elle a ce moteur il est évident qu’une 309 de moins de 1000 kg…. Tout simplement, la 309 GTI 16 (pourquoi pas 309 MI 16 ?) sera la référence des GTI. On en trouvera des plus confortables, des plus faciles, des plus puissantes, mais elle restera la GTI jamais égalée. Jamais remplacée non plus. En effet elle sera comme tant d’autres chez Peugeot complétement étouffée par le catalyseur. Avec une puissance réduite de 160 à 148 cv elle eu moins bien de succès, surtout avec une 306 déjà annoncée…

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